Créatures de l’Anthropocène

Théâtre physique et marionnette électronique
Création 2024


Une rencontre insolite entre deux personnages clés de l’Anthropocène: Prospero, un robot détraqué et Consomine, une créature mi-humaine mi-déchets. Ces deux témoins de l’histoire magnifique de l’humanité disparue – engloutie par le plastique et le miracle technologique – nous rappellent que la nouvelle époque géologique fabriquée par l’homme est en train de changer la vie sur la planète Terre pour toujours. Et laissera partout des traces de notre existence, avec ou sans nous.

Photo: Gilles Juhel
Photo: Gilles Juhel
Photo: Gilles Juhel

L’Anthropocène est un mot qui a été proposé par des scientifiques pour donner un nom à notre époque dans l’échelle des temps géologiques. Il rend compte de la démesure avec laquelle nos façons de produire et de consommer impactent la planète Terre et tous ses habitants, humains ou non.

Devant l’urgence de comprendre et d’agir, Poulpe Électrique propose de regarder en face notre créature : la crise écologique contemporaine. Mais avec la distance que permettent le comique, l’absurde et le fantastique. Afin de stimuler une prise de conscience des causes et des conséquences de nos habitudes, et, peut-être, d’encourager à l’action.

Derrière son apparence grotesque, le récit décousu de Prospero donne à imaginer un monde dévasté, dans un avenir pas si improbable. Dans ce décor imaginaire, Consomine, la mutante mi-femme mi-déchets, incarne la pollution engendrée par les matières plastiques, que l’on trouve jusque dans nos corps. Et le robot, à la fois machine du futur devenue folle et bricolage obsolète, témoigne de l’absurdité de chercher toujours plus de progrès technologique pour trouver une solution aux crises actuelles.

 Texte, mise en scène, jeu: Nicole Pschetz

 Robot, musique, régie: Joseph Jaouen

Spectacle créé au festival BienVenus sur Mars 2024

Avec le soutien d’Anis Gras, le lieu de l’autre